Logiciel de caisse GRATUIT : Ce qu’il faut vraiment savoir !

caisse gratuit

Un logiciel de caisse gratuit, ça n’existe pas vraiment. Ou plutôt : rien n’est gratuit dans ce bas monde.

Si un éditeur vous propose une caisse sans abonnement, il gagnera sa vie d’une autre manière.

  • Soit en bridant les fonctionnalités pour vous pousser vers une version payante.
  • Soit en vous vendant des services complémentaires.
  • Soit, et c’est le plus fréquent, en vous imposant son terminal de paiement pour prélever des commissions sur chaque transaction.

Le modèle est simple : Vous ne payez pas d’abonnement mensuel, mais vous payez 1,65 % à 1,75 % sur tous vos encaissements. Sur 50 000 € de chiffre d’affaires annuel, ça fait 825 € à 875 € de commissions. Faites le calcul.

Cet article vous dit tout ce qu’il faut vérifier avant de choisir un logiciel de caisse gratuit. Sans langue de bois (et il y a quand même de bons plans).

Notre comparateur dynamique peut vous aider dans votre choix

COMPARATEUR LOGICIELS DE CAISSE

 

⚠️ Logiciel de gratuit oui (mais certifié NF525 également !)

Un logiciel de caisse, ce n’est pas seulement un outil pour gérer vos ventes au quotidien. C’est surtout votre meilleur allié en cas de contrôle fiscal.

La mauvaise idée, c’est de ne pas avoir de logiciel de caisse du tout. Car en cas de contrôle, c’est à vous de prouver votre conformité, pas l’inverse. L’administration fiscale n’a pas à démontrer que vous fraudez. C’est vous qui devez justifier que vos encaissements sont tracés correctement.

Sans logiciel de caisse, vous n’avez aucune preuve. Avec un logiciel non certifié, vous êtes en infraction. Donc prenez un logiciel de caisse, et choisissez-le certifié.

 

La loi est claire depuis 2018

Depuis le 1er janvier 2018, tout commerçant assujetti à la TVA qui utilise un logiciel de caisse doit s’équiper d’une solution certifiée conforme. Cette obligation vise à garantir l’inaltérabilité, la sécurisation, la conservation et l’archivage des données de caisse.

Jusqu’en 2025, les éditeurs pouvaient s’auto-certifier. Cette époque est révolue. Depuis septembre 2025, seules les certifications délivrées par un organisme accrédité (AFNOR pour la NF525, ou LNE) sont reconnues.

nf525 caisse

L’échéance pour être en conformité totale a été repoussée au 1er septembre 2026. Après cette date, tout logiciel non certifié expose le commerçant à des sanctions.

 

Les sanctions sont lourdes en cas de caisse enregistreuse non certifié

L’utilisation d’un logiciel de caisse non conforme peut vous coûter 7 500 € d’amende par logiciel, et ce à chaque contrôle fiscal.

La DGFIP ne plaisante pas avec cette obligation. Les contrôles se multiplient, notamment dans les secteurs du commerce de détail, de la restauration et des services. Vérifiez le certificat avant toute installation. C’est votre responsabilité, pas celle de l’éditeur.

 

Comment vérifier la conformité de votre application de caisse

Pour être certain que votre logiciel est conforme, demandez l’attestation de certification à l’éditeur. Celle-ci doit mentionner soit la norme NF525, soit une certification délivrée par le LNE.

Vous pouvez également vérifier sur les listes officielles publiées par l’AFNOR ou le LNE. Certains éditeurs affichent le logo NF525 directement dans l’interface de leur logiciel. Si l’éditeur ne peut pas fournir de preuve, fuyez.

 

Système de caisse Gratuit ne veut pas dire adapté à votre activité

Posez-vous les bonnes questions

Avant de foncer sur un logiciel gratuit, posez-vous ces questions :

  • Quel est mon volume d’encaissement mensuel ?
    Un food truck qui fait 3 000 € par mois n’a pas les mêmes besoins qu’une boutique qui encaisse 50 000 €.
  • Ai-je besoin de gérer du stock ?
    Beaucoup de versions gratuites limitent le nombre de produits ou ne proposent pas de gestion fine des stocks.
  • Combien de caisses ou d’utilisateurs ?
    Les versions gratuites sont souvent mono-caisse. Si vous avez plusieurs points de vente ou employés, vous serez vite bloqué.
  • Quelle intégration avec ma comptabilité ?
    Si vous utilisez un logiciel comptable, vérifiez que le logiciel de caisse peut exporter proprement vos données.

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Les limites classiques des versions gratuites

Les logiciels gratuits sont rarement aussi complets que leurs versions payantes. Voici les limites récurrentes :

  • Nombre de produits plafonné : Certaines solutions limitent à 50, 100 ou 500 références.
  • Pas de gestion multi-boutiques : Si vous ouvrez un deuxième magasin, vous devrez passer à la version payante.
  • Statistiques basiques : Oubliez les rapports détaillés par catégorie, par heure de la journée, ou par vendeur.
  • Support client minimal ou inexistant : En version gratuite, vous êtes souvent seul. Le support est réservé aux clients payants.
  • Fonctions avancées verrouillées : Fidélité, click and collect, réservations, intégration e-commerce… tout cela sera payant.

 

Les frais cachés : L’exemple du terminal de paiement imposé

Le modèle SumUp ou Square

SumUp et Square proposent des logiciels de caisse gratuits. Pas d’abonnement, pas de frais d’installation. En contrepartie, vous devez utiliser leurs terminaux de paiement et accepter leurs commissions.

SumUp vs Square

SumUp facture 1,75 % par transaction. Square facture 1,65 %. Ces commissions peuvent sembler raisonnables. Mais faites le calcul. Si vous encaissez 50 000 € par an, vous payez entre 825 € et 875 € de commissions uniquement sur les transactions par carte.

Comparez cela avec un logiciel payant (disons 30 € par mois, soit 360 € par an) couplé à un contrat bancaire négocié avec des commissions à 0,5 % (soit 250 € sur 50 000 €). Vous économisez plus de 200 € par an.

 

Quand ce modèle devient cher

Pour les petits commerçants qui encaissent moins de 10 000 € par mois, le modèle SumUp ou Square reste souvent rentable. L’investissement initial est faible, la mise en place est rapide, et les commissions restent supportables.

Mais dès que vous dépassez les 10 000 € par mois, les commissions deviennent un poids. À ce stade, un logiciel payant avec un terminal bancaire classique ou une solution comme Yavin devient plus économique. Vous pourrez également négocier vos commissions avec ces derniers.

 

Vérifiez votre liberté de choix !

Avant de signer, vérifiez 2 points :

  1. Pouvez-vous connecter votre propre terminal de paiement ? Ou êtes-vous obligé d’utiliser celui de l’éditeur ?
  2. Y a-t-il des frais si vous changez de solution de paiement plus tard ? Certains éditeurs verrouillent leur écosystème.

Si vous n’avez pas la liberté de choisir votre prestataire de paiement, vous perdez votre capacité à négocier vos commissions. C’est un point essentiel pour les commerces qui grandissent.

 

Les logiciels de caisse gratuits (ou presque) en 2026

SumUp : Le tout-en-un pour petits commerçants

Les plus

  • Application simple et intuitive. SumUp a mis l’accent sur l’expérience utilisateur. Vous configurez votre caisse en quelques minutes.
  • Aucun abonnement. Vous ne payez que si vous encaissez.
  • Logiciel de caisse + e-commerce + facturation. SumUp propose un écosystème complet pour gérer vos ventes en ligne, vos factures et vos encaissements physiques.
  • Certifié NF525. Vous êtes en règle avec la loi.
  • Le SumUp terminal est top car vous pouvez retrouver votre caisse directement sur votre TPE

 

Les moins

  • Commission élevée à 1,75 %. Sur de gros volumes, cela devient vite cher.
  • TPE SumUp obligatoire. Vous ne pouvez pas utiliser votre propre terminal bancaire.

Pour qui ?

Micro-entrepreneurs, food trucks, petits commerces avec des encaissements modérés. Si vous démarrez et que vous cherchez une solution simple sans prise de tête, SumUp fait le job. Pour en savoir plus, consultez notre avis complet sur SumUp.

Square : Le concurrent américain

Les plus

  • Interface moderne. Square a un design soigné et une application fluide.
  • Écosystème complet. Caisse, paiement en ligne, facturation, gestion des stocks, tout est intégré.
  • Application gratuite. Comme SumUp, vous ne payez que sur les transactions.
  • Attestation de conformité. Square respecte les exigences françaises en matière de certification. On n’a pas pu vérifier l’obtention de la norme NF525.

Les moins

  • Commission à 1,65 % par transaction. Légèrement moins cher que SumUp, mais toujours élevé pour les gros volumes.
  • Pas de 4G sur le Square Terminal. Le terminal fonctionne uniquement en Wifi, ce qui limite son usage en mobilité.
  • TPE Square obligatoire. Vous êtes limité à leur écosystème.

Pour qui ?

Petits commerçants qui veulent une solution clé en main avec un design premium. Square convient bien aux boutiques, aux salons de coiffure et aux services à la personne. Pour en savoir plus, lisez notre avis complet sur Square.

Hiboutik – Le freemium français le plus complet

Les plus

  • Version gratuite riche. Hiboutik propose beaucoup de fonctionnalités même en gratuit : gestion de stock, fiches clients, rapports de vente.
  • Multi-supports : Le logiciel fonctionne sur PC, Mac et tablette.
  • Certifié NF525. Vous êtes en conformité avec la loi.
  • Gestion de stock incluse. Contrairement à SumUp ou Square, Hiboutik permet de gérer finement vos stocks, même en version gratuite.

Les moins

  • Design un peu daté : L’interface n’est pas la plus moderne du marché.
  • Fonctions avancées payantes : Multi-boutiques, statistiques poussées, et certaines intégrations nécessitent de passer à la version payante.
  • Support limité en version gratuite. Le support prioritaire est réservé aux clients payants.

Pour qui ?

Commerçants qui veulent tester un logiciel complet avant d’investir. Hiboutik convient bien aux commerces de détail avec un stock à gérer.

Caisse.enregistreuse.fr – La solution 100% en ligne

Les plus

  • Gratuit sans limite de temps. Pas de version d’essai limitée, le logiciel reste gratuit.
  • Compatible tous supports. Tablette, smartphone, ordinateur, tout fonctionne via un navigateur web.
  • Lecture de codes-barres. Vous pouvez scanner vos produits directement.
  • Gestion stock et clients. Les fonctions de base sont présentes.

Les moins

  • Interface basique. Le design est fonctionnel, mais pas très moderne.
  • Fonctionnalités limitées vs concurrents payants. Pas de multi-boutiques, pas d’intégrations avancées.
  • Support par email uniquement. Pas de chat, pas de téléphone.
  • Conformité à vérifier. Assurez-vous que la solution est bien certifiée NF525 ou LNE avant de l’utiliser.

Pour qui ?

Très petits commerces, associations, ventes ponctuelles. Si vous cherchez une solution ultra-simple sans engagement, c’est une option.

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Quand passer à un logiciel payant ?

Vous encaissez plus de 10 000 € par mois.

À ce stade, les commissions des solutions gratuites deviennent un frein. Un logiciel payant avec des commissions bancaires négociées vous fera économiser de l’argent.

Vous avez besoin de statistiques avancées.

Ventes par catégorie, par heure, par vendeur, analyse de la marge… Les logiciels gratuits ne vont pas assez loin.

Vous gérez plusieurs boutiques.

Les versions gratuites sont rarement multi-sites. Dès que vous ouvrez un deuxième point de vente, vous devrez passer au payant.

Vous voulez négocier vos commissions bancaires.

Avec SumUp ou Square, vous êtes bloqué à 1,65 % ou 1,75 %. Avec votre propre contrat bancaire ou une solution comme Yavin, vous pouvez descendre sous 1 %, voire sous 0,7 %.

Vous avez besoin d’intégrations.

Comptabilité, e-commerce, CRM, gestion des stocks multi-entrepôts… Les logiciels payants offrent des intégrations que les gratuits ne proposent pas.

Quelles sont les alternatives sérieuses ?

  • Mybe : logiciel spécialisé retail, environ 20 € par mois. Très complet pour la gestion de stock et les commerces multi-références.
  • Tactill : caisse simple sur iPad, à partir de 29 € par mois. Interface fluide, bon rapport qualité-prix pour les petits commerces.

Dans la restauration : L’addition, Lightspeed, Zelty, Cashpad… : pour groupes et réseaux, à partir de 79 € par mois.Des logiciels les plus complets du marché, adaptés aux restaurants

 

Pour comparer les logiciels de caisse, utilisez notre comparateur en ligne.

Notre recommandation

Vous démarrez ou avez un CA < 5 000 €/mois

SumUp ou Hiboutik sont de bonnes portes d’entrée. Vous acceptez les limites, mais vous profitez de la simplicité et de l’absence de frais fixes. SumUp si vous voulez un écosystème tout-en-un sans vous poser de questions. Hiboutik si vous avez besoin d’une gestion de stock plus fine.

Vous êtes un commerce établi

Ne bridez pas votre croissance avec du gratuit. Un logiciel payant vous rapportera de l’argent : meilleure fidélité client, stock optimisé, temps gagné, commissions bancaires négociées. Investir 30 à 50 € par mois dans un bon logiciel, c’est un levier de rentabilité. Ne le voyez pas comme une charge, mais comme un outil pour gagner plus.

 

FAQ

Un logiciel de caisse gratuit est-il obligatoirement certifié ?

Non. Vérifiez toujours la certification NF525 ou LNE avant utilisation. Sinon, vous risquez 7 500 € d’amende par logiciel non conforme.

Puis-je utiliser mon propre terminal de paiement avec SumUp ou Square ?

Non. Ces solutions imposent leurs TPE pour bénéficier du logiciel gratuit. C’est leur modèle économique : ils se rémunèrent sur les commissions de paiement.

Le gratuit est-il vraiment gratuit ?

Rarement. La plupart des « gratuits » sont des freemium avec commissions sur paiement ou fonctions payantes. Lisez bien les conditions avant de vous engager.

Faut-il obligatoirement un logiciel de caisse ?

Non. Vous pouvez encaisser sans logiciel de caisse. Mais si vous en utilisez un, il doit être certifié conforme (NF525 ou LNE) depuis le 1er septembre 2026. Le gratuit existe, mais avec des contreparties. Commissions élevées, fonctionnalités limitées, risque de non-conformité si vous ne vérifiez pas la certification.

Choisissez en fonction de votre activité, pas uniquement du prix. Un bon logiciel de caisse, même payant, est un investissement rentable s’il vous fait gagner du temps, optimiser vos stocks et négocier vos commissions bancaires.

Et surtout : vérifiez toujours la certification NF525 ou LNE. C’est votre responsabilité, et les sanctions sont lourdes.

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